OBE

Isolation des Relevés d’Étanchéité : Les 3 Règles CSFE

Relevés d'étanchéité

Le scénario est classique : le CCTP indique « Épaisseur selon étude thermique ».

Vous ouvrez l’étude thermique, et sur les relevés… c’est le vide. Ce flou technique est dangereux. Si l’exécution est laissée au hasard sur le chantier, le pont thermique est garanti. Attention, un pont thermique ne signifie pas toujours un désastre immédiat, mais c’est un facteur aggravant majeur qui favorise la condensation, le point de rosée et, à terme, l’apparition de moisissures destructrices.

Pour sortir de l’impasse, il ne faut pas regarder le DTU (qui reste souvent vague sur le dimensionnement thermique), mais suivre les recommandations de la CSFE (Chambre Syndicale Française de l’Étanchéité).

Voici les 3 règles + 1 bonus pour figer vos détails d’exécution.

Règle N°1 : la condition sine qua non (L’ITE)

La Condition ITE

Avant même de parler d’épaisseur, posez-vous la question de l’environnement global du bâtiment. « L’isolation du relevé n’est pertinente que si la façade est elle-même isolée par l’extérieur (ITE).« 

  • Pourquoi ? Si votre façade n’est pas isolée (ou isolée par l’intérieur), le pont thermique se fait par le mur lui-même. Isoler le relevé d’étanchéité serait alors une dépense inutile (coup d’épée dans l’eau).
  • En résumé : Pas d’ITE en façade = Pas d’isolation en relevé (sauf cas particuliers de rupteurs).

Règle N°2 : la résistance cible (R ≈ 2)

La Résistance

Inutile de vouloir aligner la résistance du relevé sur celle de la toiture (souvent R=6 ou plus). Au-delà d’un certain seuil, le gain thermique sur un pont linéaire devient négligeable.

La cible « efficace » recommandée par la CSFE est simple : R ≈ 2 m².K/W. Il est inutile d’aller au-delà. Cela permet d’optimiser l’encombrement sur la terrasse.

Concrètement, quelles épaisseurs prévoir ? Pour atteindre ce R=2, voici les standards :

  • Le plus fin : PUR (Polyuréthane) → ~50 mm
  • En inversée : XPS (Polystyrène Extrudé) → ~60 mm
  • Le standard : Laine Minérale → ~80 mm

Règle N°3 : la hauteur (La règle des 60 cm)

La Hauteur

Jusqu’où doit monter l’isolant vertical ? La règle est précise : l’isolation est justifiée sur une hauteur de 60 cm (mesurée au-dessus de l’isolant de la partie courante). Cela crée deux cas de figure pour vos acrotères :

    1. Acrotère < 60 cm (Haut) : L’isolation doit être TOTALE. Il faut isoler la face verticale + la tête d’acrotère (sous couvertine).
    2. Acrotère > 60 cm (Haut) : L’isolation peut être PARTIELLE. Il suffit d’isoler les 60 premiers centimètres. Isoler plus haut est possible mais n’apporte pas de gain thermique significatif.

Règle Bonus : la compressibilité

La Nature
    C’est le détail technique souvent oublié qui provoque des poinçonnements. La règle est simple :
L’isolant de relevé doit avoir une classe de compressibilité ÉGALE ou SUPÉRIEURE à celle de la toiture
    .
  •  Classe Relevé ≥ Classe Partie Courante
  •  
      Exemple valide : Vous avez un isolant PUR (Classe C) en partie courante ? Vous pouvez mettre du XPS (très rigide) en relevé.
      Exemple interdit : Mettre une laine minérale trop souple en relevé si la partie courante est rigide, risque de fragiliser l’étanchéité en pied de relevé.
  •  

Conclusion

            1. Ces règles ne sont pas toujours écrites dans le CCTP, mais elles sont indispensables pour une exécution « Zéro Défaut ». Chez OBE,
          bureau d’études en étanchéité
            , nous intégrons ces contraintes dès la phase EXE pour livrer des plans et des carnets de détails qui ne laissent aucune place à l’improvisation.
    1.  
        Besoin de plans d’étanchéité conformes et optimisés ?

     

    1.  Contactez le bureau d’études >>